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	<title>Madagascar &#8211; Cabinet Rajerison</title>
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	<title>Madagascar &#8211; Cabinet Rajerison</title>
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	<item>
		<title>La traite des personnes à Madagascar : un cadre légal contre l&#8217;exploitation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maître RAJERISON Olivia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 18:58:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Infractions courantes]]></category>
		<category><![CDATA[Victimes et réparations]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage moderne]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[loi 2014-040]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[traite]]></category>
		<category><![CDATA[traite des personnes]]></category>
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					<description><![CDATA[Esclavage moderne, exploitation de travailleurs migrants, trafic d&#8217;organes, mariage forcé, exploitation de la prostitution : la traite des personnes à Madagascar reste une réalité. Pour la combattre, le pays s&#8217;est doté de la loi n° 2014-040 du 20 janvier 2015 sur la lutte contre la traite des êtres humains, adoptée par l&#8217;Assemblée nationale le 16 [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Esclavage moderne, exploitation de travailleurs migrants, trafic d&rsquo;organes, mariage forcé, exploitation de la prostitution : la traite des personnes à Madagascar reste une réalité.</strong> Pour la combattre, le pays s&rsquo;est doté de la loi n° 2014-040 du 20 janvier 2015 sur la lutte contre la traite des êtres humains, adoptée par l&rsquo;Assemblée nationale le 16 décembre 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article présente la définition légale de la traite, les formes d&rsquo;exploitation visées par la loi, les peines encourues et le rôle du Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains (BNLTEH).</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Définition légale de la traite des personnes</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Que dit la loi ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La loi malgache s&rsquo;inspire de la définition internationale posée par l&rsquo;article 3 du Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, dit « Protocole de Palerme » (2000).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;<strong>article 1er de la loi n° 2014-040</strong>, la traite consiste à recruter, transporter, héberger ou accueillir des personnes, par la menace ou le recours à la force ou à d&rsquo;autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d&rsquo;autorité ou d&rsquo;une situation de vulnérabilité, ou par l&rsquo;offre ou l&rsquo;acceptation de paiements ou d&rsquo;avantages pour obtenir le consentement d&rsquo;une personne ayant autorité sur une autre, <strong>aux fins d&rsquo;exploitation</strong>.</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Élément</th><th>Contenu</th></tr></thead><tbody><tr><td>Un acte</td><td>Recrutement, transport, hébergement ou accueil d&rsquo;une personne</td></tr><tr><td>Un moyen</td><td>Menace, force, contrainte, enlèvement, fraude, tromperie, abus d&rsquo;autorité ou de vulnérabilité, paiement ou avantage</td></tr><tr><td>Une finalité</td><td>L&rsquo;exploitation de la personne</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour les enfants, la loi est plus stricte :</strong> le recrutement, le transport, le transfert, l&rsquo;hébergement ou l&rsquo;accueil d&rsquo;un enfant aux fins d&rsquo;exploitation constitue une traite même si aucun de ces moyens n&rsquo;a été employé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Traite nationale ou transnationale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La loi s&rsquo;applique aux infractions de traite <strong>nationales ou transnationales</strong>, qu&rsquo;elles soient ou non liées à la criminalité organisée (art. 2). Il n&rsquo;est donc pas nécessaire que la victime ait franchi une frontière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Responsabilité des personnes morales</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une <strong>personne morale</strong>, à l&rsquo;exclusion de l&rsquo;État, peut voir sa responsabilité pénale engagée pour les infractions de traite commises pour son compte par ses organes ou représentants (art. 30). Elle encourt une amende de <strong>100 000 000 à 500 000 000 Ariary</strong>, ainsi que des peines complémentaires telles que l&rsquo;interdiction d&rsquo;exercer certaines activités, la fermeture d&rsquo;établissement, la dissolution ou la publication de la décision. Sa responsabilité n&rsquo;exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Les formes d&rsquo;exploitation visées par la loi</h2>


<div class="wp-block-image wp-image-4819">
<figure class="alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="201" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison-300x201.jpg" alt="Illustration symbolique de la justice et des droits humains à Madagascar : une balance de la justice en bronze posée au centre, soutenue par deux mains ouvertes, avec la silhouette de l’île de Madagascar en arrière-plan, un maillet de juge à droite et les couleurs du drapeau malgache (blanc, rouge, vert)." class="wp-image-4819" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison-300x201.jpg 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison-1030x691.jpg 1030w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison-768x516.jpg 768w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison.jpg 1168w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption">Illustration : la justice malgache au service de la lutte contre la traite des êtres humains.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article 1er de la loi énumère les formes d&rsquo;exploitation couvertes par la traite :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Exploitation de la prostitution</strong> d&rsquo;une personne ou d&rsquo;un groupe de personnes</li>



<li><strong>Exploitation du travail domestique</strong>, qui touche notamment des enfants placés comme domestiques</li>



<li><strong>Travail forcé et pratiques analogues à l&rsquo;esclavage</strong></li>



<li><strong>Mariage forcé</strong></li>



<li><strong>Vente de personne</strong></li>



<li><strong>Adoption illégale</strong></li>



<li><strong>Servitude pour dette civile</strong></li>



<li><strong>Exploitation de la mendicité</strong> d&rsquo;autrui</li>



<li><strong>Trafic d&rsquo;organe</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">La loi vise également l&rsquo;<strong>exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Travail forcé et « esclavage moderne »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l&rsquo;on appelle couramment l&rsquo;esclavage moderne correspond, dans la loi, au <strong>travail forcé et aux pratiques analogues à l&rsquo;esclavage</strong> (art. 8) : contraindre une personne, par la menace ou la violence, à travailler <strong>sans rétribution ou pour une rétribution manifestement sans rapport avec l&rsquo;importance du travail accompli</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Le consentement de la victime</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Victime majeure</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le consentement d&rsquo;une victime majeure est <strong>indifférent dès lors que l&rsquo;un des moyens prévus par la loi a été employé</strong> : menace, contrainte, tromperie, abus de vulnérabilité, paiement, etc. L&rsquo;auteur ne peut pas se défendre en invoquant l&rsquo;accord de la victime.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Victime mineure</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un enfant, la règle est absolue : le consentement de l&rsquo;enfant, celui de ses parents ou celui de la personne ayant autorité sur lui est <strong>sans effet, même si aucun moyen de contrainte n&rsquo;a été utilisé</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Situations fréquentes</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Victimes livrées par leur propre famille</strong> : parents ou conjoints proxénètes.</li>



<li><strong>Travailleuses migrantes</strong> : des Malgaches parties travailler à l&rsquo;étranger, notamment au Liban ou au Koweït, acceptent un emploi puis se retrouvent exploitées. Si elles ont été trompées ou contraintes, leur accord initial n&#8217;empêche pas la qualification de traite.</li>



<li><strong>Enfants</strong> : leur « accord » n&rsquo;a aucune valeur juridique.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">4. Les sanctions pénales de la traite des personnes</h2>


<div class="wp-block-image wp-image-4824">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" width="300" height="201" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache-300x201.jpg" alt="Tribunal malgache : juge en robe appliquant la justice pénale dans une affaire de traite des êtres humains" class="wp-image-4824" style="aspect-ratio:1.4925989672977624;width:388px;height:auto" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache-300x201.jpg 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache-1030x691.jpg 1030w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache-768x516.jpg 768w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache.jpg 1168w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption">Application des sanctions pénales pour les infractions de traite devant un tribunal malgache.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les peines varient selon l&rsquo;infraction et l&rsquo;âge de la victime. Principaux repères, d&rsquo;après la loi n° 2014-040 publiée au Journal officiel n° 3614 du 13 avril 2015 :</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Situation</th><th>Peine privative de liberté</th><th>Amende</th><th>Article</th></tr></thead><tbody><tr><td>Traite d&rsquo;une personne majeure</td><td>2 à 5 ans d&#8217;emprisonnement</td><td>1 000 000 à 10 000 000 Ar</td><td>Art. 5 et 6</td></tr><tr><td>Travail forcé et pratiques analogues à l&rsquo;esclavage</td><td>2 à 5 ans d&#8217;emprisonnement</td><td>1 000 000 à 5 000 000 Ar</td><td>Art. 8</td></tr><tr><td>Traite commise par un groupe criminel organisé ou traite transnationale</td><td>5 à 10 ans de réclusion</td><td>—</td><td>Art. 7</td></tr><tr><td>Vente de personne</td><td>5 à 10 ans</td><td>4 000 000 à 20 000 000 Ar</td><td>Art. 12</td></tr><tr><td>Trafic d&rsquo;organe</td><td>5 à 10 ans</td><td>4 000 000 à 20 000 000 Ar</td><td>Art. 15</td></tr><tr><td>Trafic d&rsquo;organe commis contre un groupe de personnes ou ayant causé une maladie grave ou invalidante</td><td>Travaux forcés à temps</td><td>—</td><td>Art. 15</td></tr><tr><td>Infraction ayant entraîné la mort de la victime</td><td>Travaux forcés à perpétuité</td><td>—</td><td>Art. 7, 11, 12, 13 et 15</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À retenir :</strong> la vente de personne et le trafic d&rsquo;organe ne sont pas de simples circonstances aggravantes. Ce sont des infractions autonomes, punies plus sévèrement dès le départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Victimes mineures :</strong> les articles 16 à 23 prévoient des peines plus lourdes, en règle générale de 5 à 10 ans. L&rsquo;exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales est punie des travaux forcés à temps (art. 16).</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Le Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains (BNLTEH)</h2>


<div class="wp-block-image size-medium wp-image-4820">
<figure class="alignright"><img decoding="async" width="300" height="201" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite-300x201.jpg" alt="Illustration institutionnelle : un bouclier protecteur centré sur la silhouette de Madagascar, entouré de silhouettes de responsables publics unis, avec une femme et un enfant protégés sous une lumière collective, aux couleurs du drapeau malgache." class="wp-image-4820" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite-300x201.jpg 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite-1030x691.jpg 1030w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite-768x516.jpg 768w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite.jpg 1168w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le BNLTEH, rattaché à la Primature, coordonne l’action publique contre la traite.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Prévu par l&rsquo;<strong>article 48 de la loi n° 2014-040</strong>, le BNLTEH est rattaché à la Primature. Il est chargé de la prévention et du suivi de la lutte contre la traite. Le <strong>décret n° 2018-1581 du 27 novembre 2018</strong> en a fait un établissement public administratif et fixe son organisation, son fonctionnement et ses attributions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses missions comprennent notamment (art. 4 du décret) :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>élaborer la politique nationale de lutte contre la traite ;</li>



<li>harmoniser et coordonner les actions de prévention et de protection des victimes ;</li>



<li>centraliser et exploiter les informations et données sur la traite ;</li>



<li>suivre la mise en œuvre du plan national d&rsquo;action ;</li>



<li>formuler avis et recommandations à l&rsquo;attention des pouvoirs publics ;</li>



<li>faciliter la coopération internationale, judiciaire et policière contre la traite transnationale ;</li>



<li>établir un rapport annuel.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Victime, témoin ou mis en cause : faire appel à un avocat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous êtes victime de traite, témoin d&rsquo;une situation d&rsquo;exploitation ou mis en cause pour une infraction de traite, <strong>consultez rapidement un avocat</strong>. Les qualifications sont techniques et les peines encourues lourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Cabinet Rajerison</strong> intervient en <a href="https://www.cabinet-rajerison.co/expertises/#Droitpénal">droit pénal</a> et en <a href="https://www.cabinet-rajerison.co/expertises/#DroitHumains">droits humains</a>. Il accompagne les victimes, les témoins et les personnes mises en cause à chaque étape de la procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.cabinet-rajerison.co/contact/"><strong>Contactez le Cabinet Rajerison → +261341142511</strong></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Références</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://natlex.ilo.org/dyn/natlex2/r/natlex/fe/details?p3_isn=101735" target="_blank" rel="noopener">Loi n° 2014-040 du 20 janvier 2015 sur la lutte contre la traite des êtres humains</a> (JO n° 3614 du 13 avril 2015)</li>



<li><a href="https://natlex.ilo.org/dyn/natlex2/r/natlex/fe/details?p3_isn=114621" target="_blank" rel="noopener">Décret n° 2018-1581 du 27 novembre 2018 relatif au Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains</a></li>



<li>Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants (Palerme, 2000)</li>



<li>Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l&rsquo;exploitation de la prostitution d&rsquo;autrui (Nations Unies, 1949)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://mg.linkedin.com/in/rajerison-olivia-a02a3b9a" target="_blank" rel="noopener"><strong>Maître Olivia Rajerison</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Article initialement paru dans L&rsquo;hebdo de Madagascar le 13/08/2018, mis à jour en octobre 2026.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Double nationalité malgache-française : droits et obligations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maître RAJERISON Olivia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 20:21:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conseils pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[binationaux]]></category>
		<category><![CDATA[code de la nationalité]]></category>
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					<description><![CDATA[Introduction La question de la double nationalité malgache-française revient constamment dans les consultations de la communauté franco-malgache, en particulier chez les descendants de familles installées à Madagascar depuis plusieurs générations. La réponse est plus nuancée qu&#8217;il n&#8217;y paraît : le droit malgache n&#8217;organise pas la double nationalité comme un statut stable et pleinement reconnu, mais [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Introduction</h2>

<p>La question de la <strong>double nationalité malgache-française</strong> revient constamment dans les consultations de la communauté franco-malgache, en particulier chez les descendants de familles installées à Madagascar depuis plusieurs générations. La réponse est plus nuancée qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît : le droit malgache n&rsquo;organise pas la double nationalité comme un statut stable et pleinement reconnu, mais il ménage plusieurs situations dans lesquelles elle existe de fait, temporairement ou durablement.</p>

<h2>1. Le principe : Madagascar n&rsquo;organise pas la double nationalité</h2>

<p>Le Code de la nationalité malgache ne reconnaît pas explicitement la double nationalité comme un statut permanent choisi librement par l&rsquo;individu. Il impose au contraire, dans plusieurs situations, un choix entre les deux nationalités — notamment lorsqu&rsquo;un majeur acquiert volontairement une nationalité étrangère : cette acquisition volontaire entraîne, en principe, la <strong>perte automatique de la nationalité malgache</strong>.</p>

<p>Ce principe contraste avec le droit français, qui admet pleinement la double nationalité et n&rsquo;exige aucune renonciation à la nationalité d&rsquo;origine lors d&rsquo;une naturalisation française.</p>

<h2>2. Les situations où la double nationalité existe de fait</h2>

<h3>Les enfants de couples mixtes</h3>

<p>Un enfant né d&rsquo;un parent malgache et d&rsquo;un parent étranger peut se retrouver, à la naissance, titulaire des deux nationalités selon les lois respectives des deux pays. Le droit malgache prévoit spécifiquement le cas de l&rsquo;enfant né de mère malgache et de père étranger : il peut, <strong>jusqu&rsquo;à sa majorité, réclamer la nationalité malgache</strong>, ce qui suppose qu&rsquo;il dispose, dans l&rsquo;intervalle, d&rsquo;une nationalité concurrente (généralement celle du père).</p>

<p>Cette situation transitoire prend fin à la majorité : l&rsquo;enfant devenu adulte doit alors clarifier sa situation, sous peine de voir sa nationalité malgache remise en cause s&rsquo;il choisit de conserver activement la nationalité étrangère.</p>

<h3>Les descendants de la communauté franco-malgache historique</h3>

<p>De nombreuses familles d&rsquo;origine indienne installées à Madagascar avant l&rsquo;indépendance de 1960 ont conservé la nationalité française tout en résidant durablement sur la Grande Île, une situation évoquée dans notre article sur le <a href="https://www.cabinet-rajerison.co/blog/kidnapping-a-madagascar-cadre-juridique/">kidnapping à Madagascar</a>, où cette communauté binationale figure parmi les publics particulièrement exposés. Le statut exact de leurs descendants dépend de la situation précise de chaque génération au regard des lois successives.</p>

<h2>3. Acquisition de la nationalité malgache : les trois voies</h2>

<figure class="wp-block-table"><table><thead><tr><th>Voie</th><th>Condition principale</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Par filiation</strong></td><td>Est malgache l&rsquo;enfant né d&rsquo;un père et/ou d&rsquo;une mère malgache</td></tr><tr><td><strong>Par mariage</strong></td><td>L&rsquo;étranger(ère) épousant un(e) Malgache n&rsquo;acquiert la nationalité malgache que sur demande expresse — elle n&rsquo;est jamais automatique</td></tr><tr><td><strong>Par naturalisation</strong></td><td>Résidence de 5 ans à Madagascar et assimilation à la communauté malgache, sur décision administrative</td></tr></tbody></table></figure>

<h2>4. Perte de la nationalité malgache : les cas à connaître</h2>

<ul><li><strong>Acquisition volontaire d&rsquo;une nationalité étrangère</strong> par un majeur : perte automatique de la nationalité malgache, sauf exceptions prévues par le texte</li><li><strong>Mariage</strong> : l&rsquo;acquisition volontaire par une femme malgache de la nationalité de son mari étranger entraîne, selon les dispositions applicables, la perte de sa nationalité d&rsquo;origine</li></ul>

<p>Ces règles, écrites à une époque différente, font l&rsquo;objet de propositions de réforme récurrentes — notamment pour renforcer l&rsquo;égalité entre hommes et femmes dans la transmission de la nationalité, une évolution déjà engagée par la loi de 2017 sur ce point précis.</p>

<h2>5. Les conséquences pratiques pour un binational</h2>

<p>Le statut de binational, même incertain juridiquement, produit des effets concrets qu&rsquo;il convient d&rsquo;anticiper :</p>

<ul><li><strong>Double juridiction possible en cas de litige</strong> (notamment pénal, comme évoqué pour les affaires de kidnapping impliquant des victimes franco-malgaches)</li><li><strong>Formalités d&rsquo;état civil</strong> : transcription des actes (naissance, mariage) dans les deux systèmes d&rsquo;état civil</li><li><strong>Droits de propriété et d&rsquo;investissement</strong> à Madagascar, parfois différenciés selon que la personne est considérée comme malgache ou étrangère</li></ul>

<h2>Clarifier votre situation de binational</h2>

<p>Filiation incertaine, enfant approchant de la majorité, doute sur la conservation de la nationalité malgache après un mariage ou une naturalisation à l&rsquo;étranger : ces situations méritent une analyse individualisée avant toute démarche administrative.</p>

<p>Le <strong>Cabinet Rajerison</strong>, spécialiste du droit de la nationalité malgache, accompagne la communauté franco-malgache dans la clarification et la sécurisation de son statut.</p>

<p><strong><a href="https://www.cabinet-rajerison.co/contact/">Contactez le Cabinet Rajerison →</a></strong></p>

<h3>Références</h3>

<ul><li>Code de la nationalité malgache, mis à jour 2017 — <a href="https://citizenshiprightsafrica.org/wp-content/uploads/2020/05/Madagascar-Code-de-la-nationalit%C3%A9-mis-%C3%A0-jour-2017.pdf" target="_blank" rel="noopener">texte intégral</a></li><li><a href="https://www.unhcr.org/fr-fr/news/briefing/2017/2/58988257a/madagascar-hcr-felicite-dune-nouvelle-loi-donnant-droits-egaux-hommes-femmes.html" target="_blank" rel="noopener">HCR — Madagascar : nouvelle loi sur l&rsquo;égalité de transmission de la nationalité aux enfants (2017)</a></li></ul>
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		<item>
		<title>Pension alimentaire à Madagascar : calcul et recouvrement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maître RAJERISON Olivia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 20:19:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[obligation alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[pension alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[recouvrement]]></category>
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					<description><![CDATA[Introduction La pension alimentaire à Madagascar est la question qui, après le prononcé du divorce, revient le plus souvent devant nos clients : combien, comment, et que faire si l&#8217;autre parent ne paie pas ? Contrairement à certains pays qui appliquent un barème officiel, le droit malgache laisse une large marge d&#8217;appréciation au juge, ce [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>pension alimentaire à Madagascar</strong> est la question qui, après le prononcé du divorce, revient le plus souvent devant nos clients : combien, comment, et que faire si l&rsquo;autre parent ne paie pas ? Contrairement à certains pays qui appliquent un barème officiel, le droit malgache laisse une large marge d&rsquo;appréciation au juge, ce qui rend la présentation du dossier déterminante pour le montant obtenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article explique les bases légales de l&rsquo;obligation alimentaire, les critères de calcul retenus par les tribunaux et les voies de recouvrement en cas de non-paiement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Le fondement légal de l&rsquo;obligation alimentaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;obligation alimentaire envers un enfant mineur découle de l&rsquo;autorité parentale : chaque parent doit contribuer à l&rsquo;entretien et à l&rsquo;éducation de l&rsquo;enfant, proportionnellement à ses ressources, que les parents soient mariés, divorcés ou n&rsquo;aient jamais vécu ensemble. Cette obligation ne s&rsquo;éteint pas avec le divorce — elle change seulement de forme : le parent qui n&rsquo;a pas la garde principale s&rsquo;en acquitte par le versement d&rsquo;une pension au parent gardien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;obligation peut également exister entre époux (pension alimentaire ou prestation compensatoire selon le régime retenu par le jugement de divorce) et, plus largement, entre ascendants et descendants dans certaines situations de besoin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Comment le juge fixe le montant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;existe pas, à Madagascar, de barème chiffré officiel comparable à ceux utilisés dans d&rsquo;autres pays. Le juge dispose d&rsquo;un pouvoir d&rsquo;appréciation qu&rsquo;il exerce au regard de deux critères principaux :</p>



<figure class="wp-block-table"><table><thead><tr><th>Critère</th><th>Ce que le juge examine</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Les besoins de l&rsquo;enfant (ou du créancier)</strong></td><td>Âge, scolarité, frais de santé, mode de vie antérieur au divorce</td></tr><tr><td><strong>Les ressources du débiteur</strong></td><td>Revenus déclarés, patrimoine, charges de famille, capacité contributive réelle</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En pratique, l&rsquo;absence de barème rend la <strong>preuve des ressources du débiteur</strong> particulièrement stratégique : bulletins de salaire, avis d&rsquo;imposition, relevés bancaires, ou à défaut, indices de train de vie (véhicule, biens immobiliers, activité commerciale non déclarée). Un débiteur qui minimise ses revenus déclarés peut voir le juge retenir un montant supérieur à ses revenus officiels, sur la base d&rsquo;un faisceau d&rsquo;indices.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qui alourdit ou allège la pension</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le nombre d&rsquo;enfants à charge du débiteur (y compris d&rsquo;une autre union)</li>



<li>L&rsquo;existence de frais exceptionnels (santé, scolarité privée, handicap)</li>



<li>La capacité contributive du parent gardien lui-même</li>



<li>Un changement de situation ultérieur (perte d&#8217;emploi, remariage, naissance d&rsquo;un nouvel enfant) — qui ouvre droit à une révision</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">3. Le recouvrement en cas d&rsquo;impayés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le non-paiement de la pension alimentaire est fréquent et rarement traité avec la fermeté qu&rsquo;il mérite, faute pour les parents créanciers de connaître les leviers disponibles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les démarches possibles</h3>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>La mise en demeure.</strong> Première étape, souvent nécessaire avant toute action judiciaire : une lettre formelle fixant un délai de paiement.</li>



<li><strong>L&rsquo;exécution forcée du jugement.</strong> Le jugement fixant la pension est un titre exécutoire ; il permet, en cas de non-paiement persistant, de recourir à une saisie sur salaire ou sur compte bancaire.</li>



<li><strong>La plainte pour abandon de famille.</strong> Le non-versement prolongé et volontaire de la pension peut, selon les circonstances, être qualifié pénalement — une pression supplémentaire déterminante dans les dossiers les plus bloqués.</li>



<li><strong>La révision judiciaire.</strong> Si le débiteur invoque une baisse de revenus pour justifier le non-paiement, seul un jugement de révision peut légalement modifier le montant — un accord informel entre parents n&rsquo;a aucune valeur opposable.</li>
</ol>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À retenir</strong> : un parent gardien ne doit jamais accepter de réduire unilatéralement le montant fixé par jugement sur simple promesse verbale du débiteur. Sans révision judiciaire, le montant initial reste dû, arriérés compris.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">4. Pension alimentaire et binationalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le débiteur réside à l&rsquo;étranger, le recouvrement se complique — mais n&rsquo;est pas impossible. Selon le pays de résidence et les conventions applicables, une procédure d&rsquo;exequatur ou une coopération judiciaire internationale peut permettre l&rsquo;exécution du jugement malgache à l&rsquo;étranger. Ce type de dossier nécessite un accompagnement spécifique dès la rédaction du jugement initial, pour en faciliter l&rsquo;exécution transfrontalière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire valoir vos droits ou ceux de votre enfant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que vous cherchiez à obtenir une pension à la hauteur des besoins réels de votre enfant, à faire réviser un montant devenu inadapté, ou à recouvrer des arriérés impayés, une stratégie de dossier bien construite fait souvent toute la différence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Cabinet Rajerison</strong> accompagne les parents dans la fixation, la révision et le recouvrement des pensions alimentaires, y compris dans les situations impliquant un débiteur résidant à l&rsquo;étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.cabinet-rajerison.co/contact/">Contactez le Cabinet Rajerison →</a></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Références</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Droit malgache de la famille — obligation alimentaire et autorité parentale</li>



<li><a href="https://lawzana.com/fr/child-support-lawyers/antananarivo" target="_blank" rel="noopener">Les 10 meilleurs avocats en Pension alimentaire pour enfants à Antananarivo</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>La traite des personnes à Madagascar : un cadre légal contre l&#8217;exploitation</title>
		<link>https://www.cabinet-rajerison.co/traite-des-personnes-madagascar-loi-2014-040/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maître RAJERISON Olivia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Aug 2018 10:37:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Infractions courantes]]></category>
		<category><![CDATA[Victimes et réparations]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage moderne]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[loi 2014-040]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[traite]]></category>
		<category><![CDATA[traite des personnes]]></category>
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					<description><![CDATA[Esclavage moderne, exploitation de travailleurs migrants vers des pays ne respectant pas les droits humains, enlèvements pour trafics d’organe, mariage forcé, exploitation de la prostitution, etc. La traite des êtres humains à Madagascar est une triste réalité. Ces faits sont pourtant durement réprimés. La Grande Ile a adopté en 2015 la Loi n° 2014-040 sur [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="font-size: 14.4px;">Esclavage moderne, exploitation de travailleurs migrants vers des pays ne respectant pas les droits humains, enlèvements pour trafics d’organe, mariage forcé, exploitation de la prostitution, etc. La traite des êtres humains à Madagascar est une triste réalité. Ces faits sont pourtant durement réprimés. La Grande Ile a adopté en 2015 la Loi n° 2014-040 sur la lutte contre la traite des êtres humains. Un Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains a été créé au sein du Gouvernement pour harmoniser et coordonner toutes les actions de lutte contre la traite des personnes, particulièrement celle des enfants et des femmes.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">À Madagascar, la traite des êtres humains reste une triste réalité : esclavage moderne, exploitation de travailleurs migrants, enlèvements pour trafic d&rsquo;organes, mariages forcés, exploitation de la prostitution. Ces pratiques criminelles causent des souffrances immenses à des milliers de victimes chaque année. Cependant, la Grande Île dispose d&rsquo;un </span><b>cadre juridique robuste</b><span style="font-weight: 400;"> pour les réprimer. La </span><b>Loi n° 2014-040 sur la lutte contre la traite des êtres humains</b><span style="font-weight: 400;">, adoptée en 2015, définit précisément ces infractions et prévoit des peines sévères. Pour accompagner son application, un </span><b>Bureau national de lutte contre la traite</b><span style="font-weight: 400;"> a été créé au sein du gouvernement, chargé de coordonner et d&rsquo;harmoniser toutes les actions de lutte contre la traite, en particulier celle des enfants et des femmes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cet article explore les définitions légales, les formes de traite reconnues et les sanctions applicables en droit malgache.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-weight: 400;">1. Définition légale de la traite</span></h2>
<h3><span style="font-weight: 400;">Que dit la loi ?</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon l&rsquo;</span><b>article 3 du protocole additionnel</b><span style="font-weight: 400;"> à la Convention contre la Criminalité Transnationale Organisée, la traite est définie comme </span><b>toute pratique analogue à l&rsquo;esclavage et toutes autres formes d&rsquo;exploitation de l&rsquo;être humain</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;</span><b>article 1er de la Loi n° 2014-040</b><span style="font-weight: 400;"> la définit plus précisément comme :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le recrutement, le transport, l&rsquo;hébergement ou l&rsquo;accueil de personnes, par la menace de recours ou à d&rsquo;autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d&rsquo;autorité ou d&rsquo;une situation de vulnérabilité ; ou par l&rsquo;offre ou l&rsquo;acceptation de paiements ou avantages, pour obtenir le consentement d&rsquo;une personne ayant autorité sur une autre, </span><b>aux fins d&rsquo;exploitation</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Caractère national ou transnational</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">La traite est un phénomène </span><b>à caractère national ou transnational</b><span style="font-weight: 400;">. Elle peut intervenir au sein d&rsquo;un même pays ou traverser les frontières.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Responsabilité des personnes morales</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Les </span><b>personnes morales</b><span style="font-weight: 400;">, à l&rsquo;exclusion de l&rsquo;État, peuvent voir leur responsabilité pénale engagée pour les infractions de traite commises pour leur compte par leurs représentants ou organes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-weight: 400;">2. Les formes de la traite</span></h2>
<p><figure id="attachment_4819" aria-describedby="caption-attachment-4819" style="width: 435px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4819" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison-300x201.jpg" alt="Illustration symbolique de la justice et des droits humains à Madagascar : une balance de la justice en bronze posée au centre, soutenue par deux mains ouvertes, avec la silhouette de l’île de Madagascar en arrière-plan, un maillet de juge à droite et les couleurs du drapeau malgache (blanc, rouge, vert)." width="435" height="291" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison-300x201.jpg 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison-1030x691.jpg 1030w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison-768x516.jpg 768w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-formes-de-la-traite-Cabinet-Rajerison.jpg 1168w" sizes="auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px" /><figcaption id="caption-attachment-4819" class="wp-caption-text"><em><strong>llustration d’en-tête : la justice malgache au service de la lutte contre la traite des êtres humains.</strong></em></figcaption></figure></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La loi malgache reconnaît </span><b>dix formes principales</b><span style="font-weight: 400;"> de traite des êtres humains :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Exploitation de la prostitution</b><span style="font-weight: 400;"> — forcer une personne à se prostituer</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Exploitation du travail domestique</b><span style="font-weight: 400;"> — notamment l&#8217;emploi d&rsquo;enfants comme domestiques (pratique courante en zones rurales et urbaines)</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Travail forcé et pratiques analogues à l&rsquo;esclavage</b><span style="font-weight: 400;"> — contrainte à accomplir un travail sans rétribution ou avec une rétribution manifestement disproportionnée</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Mariage forcé</b><span style="font-weight: 400;"> — imposer le mariage sans consentement libre</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Vente de personne</b><span style="font-weight: 400;"> — vendre un être humain comme marchandise</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Adoption illégale</b><span style="font-weight: 400;"> — adoption sans respect des procédures légales</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Servitude pour dette civile</b><span style="font-weight: 400;"> — réduction à l&rsquo;esclavage par endettement</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Exploitation de la mendicité</b><span style="font-weight: 400;"> — forcer quelqu&rsquo;un à mendier</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Trafic d&rsquo;organe</b><span style="font-weight: 400;"> — enlèvement, commerce ou transplantation forcée d&rsquo;organes</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Exploitation sexuelle commerciale des enfants</b><span style="font-weight: 400;"> — prostitution enfantine à des fins commerciales</span></li>
</ol>
<h3><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;esclavage moderne</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;</span><b>esclavage moderne</b><span style="font-weight: 400;"> est particulièrement grave. Il consiste en la </span><b>contrainte imposée à une personne d&rsquo;accomplir un travail sans rétribution ou pour une rétribution manifestement non proportionnée</b><span style="font-weight: 400;"> à l&rsquo;importance du travail.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-weight: 400;">3. Le rôle du consentement de la victime</span></h2>
<h3><span style="font-weight: 400;">Un élément juridiquement indifférent</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Un point capital du droit malgache : </span><b>le consentement de la victime — mineure ou majeure — est indifférent pour caractériser la traite</b><span style="font-weight: 400;">. Cela signifie que la culpabilité de l&rsquo;auteur subsiste même si la victime a donné son accord.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Cas concrets d&rsquo;application</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette règle s&rsquo;applique notamment aux situations suivantes :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Victimes forcées par leur propre famille</b><span style="font-weight: 400;"> : parents ou époux proxénètes</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Travailleurs migrants consentants</b><span style="font-weight: 400;"> : travailleuses immigrées au Liban ou au Koweït qui acceptent le travail mais se trouvent en situation d&rsquo;esclavage</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Mineurs « consentants »</b><span style="font-weight: 400;"> : un enfant ne peut pas légalement consentir à sa propre exploitation</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Conséquence juridique</b><span style="font-weight: 400;"> : le consentement réel ou apparent de la victime </span><b>n&rsquo;enlève rien ni ne diminue la culpabilité des auteurs</b><span style="font-weight: 400;"> des infractions de traite.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-weight: 400;">4. Les sanctions pénales</span></h2>
<p><figure id="attachment_4824" aria-describedby="caption-attachment-4824" style="width: 333px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4824" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache-300x201.jpg" alt="Tribunal malgache : juge en robe appliquant la justice pénale dans une affaire de traite des êtres humains" width="333" height="223" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache-300x201.jpg 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache-1030x691.jpg 1030w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache-768x516.jpg 768w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Les-sanctions-penales-tribunal-et-application-de-la-justice-penale-en-droit-malgache.jpg 1168w" sizes="auto, (max-width: 333px) 100vw, 333px" /><figcaption id="caption-attachment-4824" class="wp-caption-text">Application des sanctions pénales pour les infractions de traite devant un tribunal malgache.</figcaption></figure></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Régime général</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Les infractions de traite — </span><b>à l&rsquo;exception de la vente de personne et du trafic d&rsquo;organe</b><span style="font-weight: 400;"> — sont généralement passibles de :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Peine d&#8217;emprisonnement</b><span style="font-weight: 400;"> : 2 à 5 ans</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Amende</b><span style="font-weight: 400;"> : 500 000 à 20 000 000 Ariary</span></li>
</ul>
<h3><span style="font-weight: 400;">Circonstances aggravantes</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">La peine d&#8217;emprisonnement s&rsquo;élève de </span><b>5 à 10 ans</b><span style="font-weight: 400;"> dans les cas suivants :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Trafic d&rsquo;organe</b><span style="font-weight: 400;"> ou </span><b>vente de personne</b></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Traite transnationale</b><span style="font-weight: 400;"> (dépassement des frontières)</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Activités d&rsquo;un groupe criminel organisé</b></li>
</ul>
<h3><span style="font-weight: 400;">Peines complémentaires</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Les infractions de traite entraînent des </span><b>travaux forcés</b><span style="font-weight: 400;"> si elles :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Ont été commises contre un groupe de personnes</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Ont causé des </span><b>maladies graves ou invalidantes</b></li>
</ul>
<h3><span style="font-weight: 400;">Peine maximale</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Les auteurs de traite encourent des </span><b>travaux forcés à perpétuité</b><span style="font-weight: 400;"> si l&rsquo;infraction a entraîné la </span><b>mort</b><span style="font-weight: 400;"> de la victime.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-weight: 400;">5. Rôle du Bureau national de lutte contre la traite</span></h2>
<p><figure id="attachment_4820" aria-describedby="caption-attachment-4820" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4820" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite-300x201.jpg" alt="Illustration institutionnelle : un bouclier protecteur centré sur la silhouette de Madagascar, entouré de silhouettes de responsables publics unis, avec une femme et un enfant protégés sous une lumière collective, aux couleurs du drapeau malgache." width="300" height="201" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite-300x201.jpg 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite-1030x691.jpg 1030w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite-768x516.jpg 768w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2018/08/Role-du-Bureau-national-de-lutte-contre-la-traite.jpg 1168w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-4820" class="wp-caption-text">Le Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains coordonne l’action de l’État malgache.</figcaption></figure></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Créé en vertu de la Loi n° 2014-040, le </span><b>Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains</b><span style="font-weight: 400;"> est chargé de :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Harmoniser</b><span style="font-weight: 400;"> les politiques nationales contre la traite</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Coordonner</b><span style="font-weight: 400;"> l&rsquo;action de tous les ministères et organismes publics</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Lutter prioritairement</b><span style="font-weight: 400;"> contre la traite des enfants et des femmes</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Suivre</b><span style="font-weight: 400;"> et </span><b>évaluer</b><span style="font-weight: 400;"> les actions de prévention et de répression</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-weight: 400;">En cas d&rsquo;infraction : consulter un avocat spécialisé</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Si vous êtes victime de traite, témoin d&rsquo;une situation d&rsquo;exploitation ou accusé d&rsquo;une infraction de traite, </span><b>il est impératif de consulter rapidement un avocat</b><span style="font-weight: 400;">. Le droit de la traite est complexe, et les enjeux pénaux sont graves.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le </span><b>Cabinet Rajerison</b><span style="font-weight: 400;"> dispose d&rsquo;une expertise reconnue en </span><b>droit pénal</b><span style="font-weight: 400;"> et en </span><b>droits humains</b><span style="font-weight: 400;">. Nous accompagnons les victimes, les témoins et les accusés à chaque étape de la procédure.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.cabinet-rajerison.co/contact/"><b>Contactez le Cabinet Rajerison →  +261341142511</b></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Références</span></h3>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Loi n° 2014-040 de Madagascar sur la lutte contre la traite des êtres humains</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Protocole additionnel à la Convention contre la Criminalité Transnationale Organisée</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Convention des Nations Unies pour la répression de la traite des êtres humains</span></li>
</ul>
<p><a href="http://mg.linkedin.com/in/rajerison-olivia-a02a3b9a" target="_blank" rel="noopener"><strong>Maitre Olivia Rajerison</strong></a></p>
<p>Source : L&rsquo;hebdo de Madagascar 13/08/2018 la-traite-des-personnes</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Maître Olivia Rajerison (Avocate) : « Cette loi fait évoluer le code de nationalité malgache »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maître RAJERISON Olivia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Mar 2018 08:38:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conseils pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[apatride]]></category>
		<category><![CDATA[code de nationalité]]></category>
		<category><![CDATA[droit humains]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 15 décembre dernier, sur le fil, la veille de la clôture de la session parlementaire annuelle, la réforme du code de la nationalité a été votée au Parlement malgache. Le texte initial, inchangé depuis l’indépendance de l’île en 1960, trainait avec lui quelques articles extrêmement discriminatoires à l’égard des femmes et des enfants. Cette [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 décembre dernier, sur le fil, la veille de la clôture de la session parlementaire annuelle, la réforme du code de la nationalité a été votée au Parlement malgache. Le texte initial, inchangé depuis l’indépendance de l’île en 1960, trainait avec lui quelques articles extrêmement discriminatoires à l’égard des femmes et des enfants. Cette semaine, à l’occasion d’un colloque organisé à Genève par Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés sur les « meilleures pratiques pour la promotion de l’égalité d’accès de la femme à la nationalité », la ministre de la Population et de la protection de la femme, fervente défenseure du projet de loi, a pu livrer son témoignage : « Madagascar a connu une belle avancée. Le pays est sorti de la liste des 27 ! » Liste faisant référence aux pays où la femme n’a pas les mêmes droits que l’homme en termes d’accès à la nationalité. Le problème c’est que ce texte, malgré ses améliorations, n’a pas fait table rase des inégalités de genres et humaines. De nombreux articles discriminent encore la femme vis-à-vis de l’homme. Et certains points polémiques, comme la question de l’apatridie, ont tout simplement été occultées. Pour nous éclairer sur ce nouveau code de la nationalité, l’avocate spécialiste en droits humains, Me Olivia Rajerison, répond aux questions de Sarah Tétaud.</p>
<p><span class="author-UxgxBNiwkDHK">Source : </span><span class="author-UxgxBNiwkDHK url:http://www.rfi.fr/emission/20170521-me-olivia-rajerison-specialiste-malgache-droits-humains author-UxgxBNiwkDHK url"><a href="http://www.rfi.fr/emission/20170521-me-olivia-rajerison-specialiste-malgache-droits-humains" target="_blank" rel="eplinks_hrefhttp://www.rfi.fr/emission/20170521-me-olivia-rajerison-specialiste-malgache-droits-humains noopener">http://www.rfi.fr/emission/20170521-me-olivia-rajerison-specialiste-malgache-droits-humains</a></span></p>
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		<title>Enlèvements à Madagascar : les Karanes face à l&#8217;insécurité et l&#8217;impunité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maître RAJERISON Olivia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 16:01:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conseils pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Kidnapping]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
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					<description><![CDATA[Le phénomène des enlèvements à Madagascar et des rapts contre rançon touche au cœur des tensions socio-économiques et sécuritaires du pays, plaçant la communauté des Karanes dans une vulnérabilité chronique. Un climat de terreur ciblé L&#8217;histoire de Yanish Ismaël illustre la violence et l&#8217;impact psychologique de ces séquestrations. Ces actes dépassent le simple brigandage : [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène des <strong>enlèvements à Madagascar</strong> et des rapts contre rançon touche au cœur des tensions socio-économiques et sécuritaires du pays, plaçant la communauté des Karanes dans une vulnérabilité chronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un climat de terreur ciblé</strong> L&rsquo;histoire de <em><strong><a href="https://mg.linkedin.com/in/yanish-ismael-1942ba257" target="_blank" rel="noopener">Yanish Ismaël</a></strong></em> illustre la violence et l&rsquo;impact psychologique de ces séquestrations. Ces actes dépassent le simple brigandage : ils s&rsquo;inscrivent dans une industrie du crime organisée, caractérisée par une logistique rodée, un usage décomplexé de la force armée allant jusqu&rsquo;au meurtre des personnels de sécurité, et une guerre usante sur la santé mentale des victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aux origines des tensions : économie et intégration</strong> Ce ciblage récurrent s&rsquo;explique par une combinaison de préjugés, de disparités financières et de ressentiment social :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un contraste économique saisissant :</strong> Dans un pays où la grande majorité de la population subsiste sous le seuil de pauvreté extrême (moins de 2 dollars par jour), le succès d&rsquo;une élite économique attise les convoitises. L&rsquo;omniprésence de grandes fortunes d&rsquo;origine indienne dans des secteurs clés (télécommunications, distribution, énergie) renforce un fantasme collectif sur la concentration des richesses.</li>



<li><strong>Un repli communautaire perçu :</strong> L&rsquo;absence d&rsquo;intégration perçue et le faible taux de métissage avec la population locale alimentent un sentiment d&rsquo;altérité. Cette méfiance mutuelle fragilise davantage la position des Karanes au sein de la société civile.</li>



<li><strong>La complexité statutaire :</strong> Bien que présents sur le territoire depuis plusieurs générations, de nombreux membres de cette communauté font face à des complexités juridiques concernant la nationalité et la citoyenneté, ce qui accentue leur statut de cible « marginale mais fortunée ».</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;impunité et la défaillance des institutions</strong> Si les personnes d&rsquo;origine indienne restent les cibles privilégiées des réseaux de ravisseurs en raison des rançons mirobolantes exigées, le problème s&rsquo;étend également à des nationaux malgaches aisés. La persistance de ces rapts met en lumière les faiblesses du système judiciaire et sécuritaire de la Grande Île, souvent soupçonné de complicités internes, ce qui entretient un sentiment généralisé d&rsquo;insécurité et freine le développement économique global du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tradition migratoire</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les origines historiques et l&rsquo;étymologie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;installation de cette communauté s&rsquo;inscrit dans un mouvement migratoire ancien et spécifique :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Origine géographique et religieuse :</strong> Arrivés à la fin du XIXᵉ siècle, ces Indiens sont issus du Gujarat (Nord-Ouest de l&rsquo;Inde), portés par une tradition de commerçants. Ils sont en grande majorité musulmans chiites, aux côtés d&rsquo;une minorité hindoue.</li>



<li><strong>Le terme « Karane » :</strong> Il provient directement d&rsquo;une déformation de la prononciation du mot <em>Coran</em> (<em>Quran</em>). Bien qu&rsquo;il soit aujourd&rsquo;hui ancré dans le langage courant, ce qualificatif comporte une charge pejorative et xénophobe marquée.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Le nœud juridique : Nationalité française et citoyenneté</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la nationalité explique en grande partie la perception d&rsquo;altérité qui pèse sur cette population :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L&rsquo;essor économique (années 1950) :</strong> Travaillant étroitement avec les compagnies coloniales françaises, la communauté consolide sa présence économique avant l&rsquo;indépendance.</li>



<li><strong>Le virage de l&rsquo;Indépendance (1960) :</strong> La nationalité malgache étant principalement fondée sur le droit du sang (<em>filiation</em>) et difficile d&rsquo;accès, de nombreux résidents d&rsquo;origine indienne n&rsquo;ont pas pu ou n&rsquo;ont pas opté pour celle-ci.</li>



<li><strong>Un statut minoritaire particulier :</strong> Aujourd&rsquo;hui, environ 15 000 personnes d&rsquo;origine indienne nées sur place détiennent la nationalité française. Bien que présentes depuis des générations, elles conservent un statut juridique d&rsquo;étrangers, ce qui alimente les rancœurs et l&rsquo;idée d&rsquo;une élite déconnectée du reste de la population.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;impact humain et le blocage judiciaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la géopolitique locale, le témoignage du jeune Yanish met en lumière les conséquences individuelles de cette insécurité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le traumatisme de l&rsquo;après-séquestration :</strong> Malgré son attachement profond pour Madagascar, le stress post-traumatique contraint la victime à l&rsquo;éloignement pour pouvoir se reconstruire.</li>



<li><strong>Le déni de justice :</strong> L&rsquo;absence de reconnaissance officielle du statut de victime et le manque de réparations judiciaires entravent le processus de guérison et entretiennent un sentiment d&rsquo;impunité généralisé autour de ces enlèvements.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="936" height="500" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Karanes-1.webp" alt="Karanes a Madagascar" class="wp-image-982" style="aspect-ratio:1.872;width:936px;height:auto" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Karanes-1.webp 936w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Karanes-1-300x160.webp 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Karanes-1-768x410.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 936px) 100vw, 936px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ampleur réelle du phénomène et le système des rançons</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;industrie du kidnapping s&rsquo;est installée durablement dans le paysage malgache :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un bilan sous-estimé :</strong> Bien que le CFOIM (Collectif des Français d&rsquo;origine indienne de Madagascar) recense plus de 100 cas officiels depuis 2010, le chiffre réel est nettement supérieur. Les familles préfèrent souvent négocier en direct avec les ravisseurs plutôt que de coopérer avec la police.</li>



<li><strong>Un phénomène étendu :</strong> Si les personnalités fortunées sont les plus médiatisées, les enlèvements touchent également les quartiers modestes, où les cas passent quasi systématiquement sous les radars.</li>



<li><strong>Le paiement comme issue unique :</strong> Dans la quasi-totalité des affaires, la libération reste subordonnée au versement d&rsquo;une rançon, perpétuant ainsi un modèle économique criminel très lucratif.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">La rupture de confiance envers l&rsquo;État</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le témoignage de Naina Andriatsitohaina, dont le fils de 14 ans a été séquestré en décembre 2017, illustre l&rsquo;exaspération des familles face aux discours institutionnels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La peur du risque mortel :</strong> Le refus de déposer plainte s&rsquo;explique avant tout par la crainte légitime de représailles ou d&rsquo;assassinats de la part des réseaux criminels.</li>



<li><strong>Le transfert de responsabilité contesté :</strong> Reprocher le silence des familles pour justifier l&rsquo;inefficacité des enquêtes est perçu comme un renoncement irresponsable de la part des autorités publiques.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Les limites de la justice extraterritoriale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La double nationalité de nombreuses victimes leur permet de saisir les juridictions françaises, mais cette voie de recours se heurte à des obstacles majeurs :</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><td><strong>Obstacle identifié</strong></td><td><strong>Conséquence sur les procédures</strong></td></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Omerta et manque de preuves</strong></td><td>Difficulté à identifier avec certitude les commanditaires et les exécutants.</td></tr><tr><td><strong>Éloignement géographique</strong></td><td>Entrave logistique à la réalisation d&rsquo;investigations approfondies sur le terrain par les enquêteurs français.</td></tr><tr><td><strong>Effet du temps</strong></td><td>Altération des indices conduisant au classement sans suite de plusieurs procédures (au moins trois sur la dizaine engagées à Paris).</td></tr></tbody></table></figure>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="936" height="500" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Rancon-1.webp" alt="Rançon de kidnaping" class="wp-image-930" style="aspect-ratio:1.872;width:936px;height:auto" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Rancon-1.webp 936w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Rancon-1-300x160.webp 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Rancon-1-768x410.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 936px) 100vw, 936px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;engrenage criminel : Omerta et criminalité organisée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le traitement judiciaire et policier se heurte à un réseau structuré et menaçant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un mutisme dicté par la terreur :</strong> Comme le souligne Mᵉ Solo Radson (avocat du CFOIM), la réticence des familles s&rsquo;explique par le risque permanent de représailles, qui se poursuivent parfois même après le versement de la rançon et la libération.</li>



<li><strong>Des réseaux tentaculaires :</strong> Selon les autorités policières (<a href="https://www.linkedin.com/in/rostand-rabialahy-17778452/" target="_blank" rel="noopener">Jean-Rostand Rabialahy</a>), il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;actes isolés mais de criminalité organisée s&rsquo;appuyant sur des complicités et des soutiens à de multiples niveaux. Malgré les difficultés d&rsquo;enquête, 28 personnes ont été placées sous mandat de dépôt en 2017.</li>



<li><strong>La double qualification pénale :</strong> La justice malgache appréhende ces crimes sous deux angles indissociables : la séquestration et l&rsquo;extorsion de fonds.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">La réponse des autorités : La cellule mixte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter de riposter à cette vScope d&rsquo;attaques, une structure spécialisée a été déployée en septembre 2017 :</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><td><strong>Organe / Mesure</strong></td><td><strong>Composition / Fonction</strong></td></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Cellule mixte dédiée</strong></td><td>4 gendarmes et 4 policiers travaillant exclusivement sur les affaires de kidnapping.</td></tr><tr><td><strong>Objectif</strong></td><td>Mener des enquêtes au long cours pour remonter les filières bien au-delà de la simple libération des otages.</td></tr></tbody></table></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Le ras-le-bol citoyen et l&rsquo;exode de la communauté</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la dégradation du climat sécuritaire, la société civile et la communauté touchée réagissent par deux voies distinctes :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;exode économique et familial :</strong> Pour de nombreuses familles Karanes, l&rsquo;insécurité chronique devient insupportable. En l&rsquo;espace de six mois, une quarantaine de familles ont fait le choix d&rsquo;abandonner leurs racines pour s&rsquo;installer à l&rsquo;île Maurice, privilégiant leur sécurité personnelle au détriment de leurs activités sur la Grande Île.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mobilisation collective (« Aok&rsquo;zay ») :</strong> Pour la première fois, une plateforme inédite regroupant le secteur privé, la société civile et les syndicats s&rsquo;est formée sous le mot d&rsquo;ordre <em>Aok&rsquo;zay</em> (« Ça suffit ! ») pour exiger une action ferme de l&rsquo;État et appeler à manifester.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="936" height="500" src="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Mahamasina.webp" alt="" class="wp-image-915" style="aspect-ratio:1.872;width:936px;height:auto" srcset="https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Mahamasina.webp 936w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Mahamasina-300x160.webp 300w, https://www.cabinet-rajerison.co/wp-content/uploads/2021/11/Mahamasina-768x410.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 936px) 100vw, 936px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><span class="author-UxgxBNiwkDHK">Source :&nbsp;</span><span class="author-UxgxBNiwkDHK url:http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/03/12/a-madagascar-la-difficile-lutte-contre-le-kidnapping_5269710_3212.html#Sps9QK6Ojes8PAQA.99 author-UxgxBNiwkDHK url"><a href="http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/03/12/a-madagascar-la-difficile-lutte-contre-le-kidnapping_5269710_3212.html#Sps9QK6Ojes8PAQA.99" target="_blank" rel="eplinks_hrefhttp://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/03/12/a-madagascar-la-difficile-lutte-contre-le-kidnapping_5269710_3212.html#Sps9QK6Ojes8PAQA.99 noopener">http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/03/12/a-madagascar-la-difficile-lutte-contre-le-kidnapping_5269710_3212.html#Sps9QK6Ojes8PAQA.99</a></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La légitimation démocratique du pouvoir à Madagascar</title>
		<link>https://www.cabinet-rajerison.co/legitimation-democratique-pouvoir-madagascar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maître RAJERISON Olivia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2013 08:14:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conseils pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[democratie]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis son indépendance, Madagascar a subi de nombreuses crises politiques cycliques qui ont grandement contribué à la dégradation de sa situation socio-économique. Les mouvements populaires de 1972, 1991, 2002 et 2009 qui ont conduit au départ du Chef de l&#8217;Etat ont chacun ébranlé le système socio-économique malgache. Toutefois, la dernière grande crise de 2009 a [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis son indépendance, Madagascar a subi de nombreuses crises politiques cycliques qui ont grandement contribué à la dégradation de sa situation socio-économique. Les mouvements populaires de 1972, 1991, 2002 et 2009 qui ont conduit au départ du Chef de l&rsquo;Etat ont chacun ébranlé le système socio-économique malgache. Toutefois, la dernière grande crise de 2009 a mis le pays à genoux jusqu&rsquo;à en faire le plus pauvre du monde depuis 2011 selon la <strong>Banque Mondiale</strong>. Les inégalités sociales n&rsquo;ont jamais été aussi prononcées. Une grande partie des Malgaches a perdu confiance envers les institutions. Un sondage politique mené à Antananarivo en août 2013 a montré que 61,2% des enquêtés n&rsquo;ont aucune confiance aux partis politiques et que 25,3% disent ne pas leur faire assez confiance.</p>
<p>En cette fin d année 2013, après presque cinq années de transition et de recherches stériles de consensus, beaucoup placent leurs espoirs dans les élections pour sortir de cette crise. Celles-ci représentent en tout cas selon spécialistes « la moins pire des solutions » pour sortir la Grande Île de l impasse dans laquelle elle se trouve. Les élections permettront en effet de mettre légalement en place de nouveaux leaders politiques qui auront à exercer le pouvoir à leurs niveaux respectifs. Cela pourrait constituer un nouveau pas vers la démocratisation de Madagascar ou vers la consolidation de celle-ci selon les points de vue.</p>
<p>D&#8217;emblée, une question se pose alors. Ces élections légitimeront-elles réellement le pouvoir à Madagascar? En d&rsquo;autres termes, suffit-il d&rsquo;élections pour sortir de cette crise de légitimité? N&rsquo;oublions pas que Madagascar a connu des crises post-électorales! Si oui, à quelles conditions? Dans les régimes démocratiques, l&rsquo;exercice du pouvoir se légitime par le fait-même de l&rsquo;élection. Légitimité et légalité, c est-à-dire la désignation des dirigeants selon les règles, ne devraient donc faire qu un. Et pourtant, légitimité et légalité, deux notions qui ont bien leur différence, ne vont pas toujours de pair. La question de légitimité ne saurait se limiter aux élections.</p>
<p>Même dans les pays déjà avancés en matière démocratique, les dirigeants politiques élus n&rsquo;ont pas toujours la confiance de leurs concitoyens, et l&rsquo;Etat perd également parfois de sa crédibilité. Dans les pays où la démocratie, simple plagiat des démocraties occidentales, a juste été transposée sur la société mais n&rsquo;émane pas d&rsquo;elle, le problème de légitimité du pouvoir se pose de manière bien plus cruciale. Et tant que la question des fondements de la légitimité du pouvoir ne sera pas résolue, Madagascar sera toujours le théâtre d&rsquo;une instabilité politique.</p>
<p>L&rsquo;objet central de cette étude est donc d&rsquo;analyser les sources de légitimation du pouvoir à Madagascar afin de pouvoir avancer dans la consolidation de la démocratie.</p>
<p><span class="author-UxgxBNiwkDHK">Lire la suite sur : </span><span class="author-UxgxBNiwkDHK url:http://www.fes-madagascar.org/media/publications/Publications_2013/La_legitimation_democratique_du_pouvoir.pdf author-UxgxBNiwkDHK url"><a href="http://www.fes-madagascar.org/media/publications/Publications_2013/La_legitimation_democratique_du_pouvoir.pdf" target="_blank" rel="eplinks_hrefhttp://www.fes-madagascar.org/media/publications/Publications_2013/La_legitimation_democratique_du_pouvoir.pdf noopener">http://www.fes-madagascar.org/media/publications/Publications_2013/La_legitimation_democratique_du_pouvoir.pdf</a></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La culture entrepreneuriale à Madagascar selon une approche historique, économique et analytique</title>
		<link>https://www.cabinet-rajerison.co/culture-entrepreneuriale-madagascar-selon-approche-historique-economique-analytique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maître RAJERISON Olivia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2013 06:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Création de société]]></category>
		<category><![CDATA[approche historique]]></category>
		<category><![CDATA[culture entrepreneuriale]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
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					<description><![CDATA[« Il n’est de richesses que d’hommes ». Cet aphorisme célèbre de Jean Bodin affirme que la force d’un pays repose sur sa population. Le développement d’un pays dépend de beaucoup de l’esprit d’initiative et d’entreprise de ses habitants. Du point de vue purement capitaliste, l’essor d’une nation est le fruit des opérateurs économiques y [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Il n’est de richesses que d’hommes ». Cet aphorisme célèbre de Jean Bodin affirme que la force d’un pays repose sur sa population. Le développement d’un pays dépend de beaucoup de l’esprit d’initiative et d’entreprise de ses habitants. Du point de vue purement capitaliste, l’essor d’une nation est le fruit des opérateurs économiques y œuvrant. Ainsi, l’Amérique s’est construite à partir du savoir, voire du génie de « self made men » comme Rockefeller, Carnegie, Morgan, ou Vanderbilt à qui on attribue l’exceptionnelle croissance des Etats-Unis durant le début du XXème siècle.</p>
<p>En effet, même si une Nation recèle des richesses considérables mais que personne ne les exploite, ce serait tout comme si elles n’existaient pas. Certains pays dotés d’importantes réserves pétrolières, minières, ou d’abondantes matières premières ne se sont pas développés pour autant (Pays du Tiers-Monde), ni modernisés (certains pays du Golfe). En revanche, le manque de matières premières et de pétrole n’a pas empêché le Japon, HongKong, la Corée du Sud ou la Thaïlande de se hisser au rang des pays modernes. Le rôle crucial de l’entrepreneuriat dans l’essor d’un pays est actuellement reconnu. L’entrepreneur, issu d’un agencement inextricable d’influences démographique, juridique, technique, matérielle, intellectuelle et culturelle, s’affirme ainsi comme une force sociale à ne pas négliger.</p>
<p>Qu’en est-il de la propension entrepreneuriale à Madagascar, exceptionnellement riche en ressources naturelles mais figurant en queue de peloton des pays les plus pauvres du monde ? Le Malgache ne serait-il donc pas entrepreneur ? Quels sont les facteurs qui influencent l’entrepreneuriat à Madagascar et pourquoi les étrangers ou les individus de souche ethnique étrangère se lancent plus dans les affaires que les nationaux et y réussissent souvent mieux?</p>
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<div id="magicdomid18" class=""><span class="author-UxgxBNiwkDHK">Paru dans Revue juridique MCI n°64, octobre 2013.</span></div>
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